Ma vie en vrac

En plus de la photographie numérique, je travaille avec différents anciens procédés (photogravure, argentique et sérigraphie). La sérigraphie, par exemple, me permet de jouer avec les couleurs des images, de les superposer, de les changer complètement, de leur donner un côté rêveur. Je ne suis qu’au tout début de ce qui est possible avec cet art. Cette exposition rend compte d’un voyage, d’une re-cherche que j’ai entrepris sans savoir où cela allait me mener. Je me suis baladé de lieux en lieux, dans différentes villes que je découvrais pour la première fois, mais pas seulement. Je les ai photographié à ma manière, tout en prenant des notes. Je ne me suis jamais imposé tel ou tel thème. Quand je partais faire des photos, je me laissais aller où bon me semblait, sans me forcer à prendre ceci ou cela dans une intention particulière. Cette exposition parle de comment trouver son chemin et, ce dit-en passant, de le chercher. On y retrouve les différentes techniques que j’utilise, le but n’étant pas de montrer quelque chose de définitif mais une déambulation au sein de notre société, une errance.

Cette année, Nino Vuarrier, un jeune membre de notre association (19 ans), nous a proposé d’exposer son travail dans l’arcade de la rue des Voisins. Ma vie en vrac donne à voir des séries de photos sur-prenantes qui s’enchaînent pour offrir au spectateur une déambulation esthétique et libre, notamment dans le sud de l’Angleterre, où Nino Vuarrier a su capter des événements étonnants et souvent émou-vants dans leur simplicité. Des textes accompagnent le spectateur et parlent avec poésie de ces dif-férentes ambiances qui n’ont pas forcément de liens les unes avec les autres: “ Je pense que nous n’avons pas à choisir qu’un seul chemin, bifurquer est possible. “

Voici quelques photos non-exhaustives qui font partie de la série :

J’aime raconter des histoires.

Avec des mots.

Et des photos.